Τετάρτη, 30 Νοεμβρίου 2011

Ο στατιστικολόγος Ανδρέας Γεωργίου


Un fonctionnaire grec trop honnête risque la prison à vie 

Andréas Giorgiou, éminent statisticien, est accusé de «ne pas avoir trafiqué les comptes du pays».

Le chef d'accusation peut paraître ubuesque, il est pourtant réel. Andréas Giorgiou, le ­directeur de l'Institut national de statistiques grec, risque la prison à vie pour «ne pas avoir trafiqué les comptes du pays». Accusé par trois membres de son conseil d'administration, cet éminent statisticien doit comparaître, le 12 décembre, devant le procureur des crimes économiques et justifier de la réévaluation du déficit de 2009 à 15,8 % du PIB, au lieu de 13,4 % annoncés par le gouvernement ­Papandréou.
Qualifiée de «tragicomique» par les experts, cette situation dérange l'in­tégralité de la classe politique car la rééva­luation du déficit de 2009 a joué un rôle déterminant dans la mise sous tutelle du pays par la troïka. Pour Loannis Stournaras du think-tank Iobe, la justice est trop procédurière dans le pays : «Ici, à chaque dénonciation ou petite accusation, une procédure est engagée par le procureur. Dans le cas de Giorgiou, cela n'aboutira bien évidemment pas à une peine.»

«Impossible d'avoir les vrais chiffres»

Pour rendre son verdict, la justice doit se plonger dans les méandres des statistiques grecques. «Il lui sera impossible d'avoir les vrais chiffres parce que tout le monde les modifie», explique Giorgos Kirtsos, analyste politique. «Même cette année, on a du mal à savoir si le déficit grec sera de 7,5, de 9 ou de 10 % du PIB, comment voulez-vous savoir pour 2009 ?» ­ironise-t-il.
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